Histoire de notre Eglise

 

            L’église de Marnay sous le vocable de Saint Jean-Baptiste, avait pour patron le Chapitre de St-Vincent ; la paroisse était une baronnie du marquisat de Sennecey dont les chartreux de Dijon possédaient une partie. (D’après Courtépée, Description du duché de Bourgogne, t. III, p. 386)

            Le village de Marnay dut primitivement son nom à une famille seigneuriale que l’on retrouve en Bourgogne jusqu’au milieu du XVè siècle ; vers 1535, selon Courtépée, Guillaume de Bernaut, époux d’Anne Bouton fille de Charles Bouton du Fay, est seigneur de Marnay.

            L’ancienne église, dont la dédicace fut célébrée le dimanche de la mi-août 1448, avant la fête de l’Assomption, par Jean Germain, évêque de Chalon, fut démolie en 1876 et reconstruite.

            L’architecte André Berthier, auteur du projet de reconstruction a pris la précaution de relever le plan de l’ancienne église, le 19 février 1872, ainsi que son élévation latérale et sa coupe longitudinale, ce qui permet d’affirmer que cet édifice portait bien la marque du milieu du XVè siècle, mais il semble que le clocher de croisée ait été celui d’un édifice encore antérieur de l’époque romane. L’église de 1876 a été reconstruite sur un emplacement légèrement différent, un peu plus en retrait de la route. Le projet Berthier du 19 février 1872 chiffrait la dépense totale à   52 000 francs, mais la fabrique ne possédant pas la totalité de cette somme, il fallut ajourner la construction de la chapelle Nord de la sacristie, de la partie supérieure du clocher et différer les travaux de sculpture. L’église resta inachevée pendant plus de 24 ans, avant que l’architecte mâconnais Pinchard ne fut pressenti pour diriger lafin des travaux. Le même architecte avait succédé à André Berthier, décédé en 1873, pour conduire la reconstruction de l’église de Marnay, après avoir révisé le devis de son prédécesseur (révision du devis datée du 15 juillet 1876 ; adjudication des travaux le 29 septembre de la même année, Machillot, adjudicataire).

            Pour l’achèvement des travaux laissés en attente, Pinchard établit un nouveau devis estimatif qui, à la date du 10 novembre 1900, chiffrait la dépense à la somme de 14 600 francs. L’église était complètement achevée (sculptures comprises) à la date portée au blason de la chapelle Nord du transept : 1913.

            L’église néo-flamboyante de Marnay se compose d’une nef unique de trois travées, que précède un clocher porche, d’un transept saillant et d’un chœur de deux travées droite clos par un mur droit.

            L’ensemble de l’édifice est coûté d’ogives arrêtées sur des consoles sculptées ; en outre, un cordon de feuillages ceint le pourtour des deux travées de chœur en enveloppant la corniche et les consoles. A la croisée, délimitées par quatre grandes arcades en cintre brisé, les ogives retombent en pénétration sur des massifs composés.

            L’église est éclairée par des baies néo-flamboyantes : 3 de chaque côté de la nef, 2 dans les travées droites du chœur (de chaque côté), une au chevet.

            Le clocher n’a qu’un étage de beffroi ajouré d’une grande baie par face, surmonté d’un bandeau sculpté (néo-flamboyant) et coiffé d’une flèche d’ardoises à lucarnes.

            En façade, grande porte à accolade flamboyante surmontée d’un gros oculus et d’une baie néo-flamboyante. Contreforts obliques.